vendredi, février 25, 2005

Arrivée en Afrique

AVERTISSEMENT : Il se peut que vous trouvez long cet article... c'est normal, je viens d'arriver et je suis bombardé de premières impressions... prenez-le section par section, de toute façon, je n'écrirai pas aussi fréquemment qu'en Asie! Bonne lecture. :-)

Premiers pas en Afrique
J'ai une question qui trotte dans mon esprit depuis quelque temps : Mais qu'est-ce que j'fais en AFRIQUE? Je débarque à Casablanca, au Maroc, le 21 janvier à 6h50, je foule le sol de mon continent pour les 6 prochains mois pour la première fois. Savez-vous combien il fait ici? Pas 30, ni 20, mais 10 degrés Celcius! Ici, il y a 5 heures d'avance sur l'heure de Montréal. Il y a une semaine, il y avait 12 heures de décalage avec l'Asie... j'vous laisse les maths, moi j'comprend pu rien!

Casablanca, Maroc, le 21 et le 22 février 2005
Salam alekoum! (Salut arabe : que la paix soit en vous)L'état un peu comateux et un peu confus, je débarque de l'avion vers 7h du matin. J'ai 36 heures d'escale à Casablanca... comme c'est triste ;P ... Royal Air Maroc m'assigne alors à l'Hotel Azur où je passerai une nuit. Durant le vol, j'ai eu la chance de rencontrer trois gentilles dames qui allaient aussi à Niamey comme moi. Nathalie, la responsable de mon projet, Anne-Marie, en mission au Niger, et Marie-Julie, québécoise, désormais nigérienne (elle vit ici depuis 4 ans, mais elle aime le Québec bien sûr). Nous arrivons à notre hotel (4 étoiles, -1 a cause de la bouffe et de la musique redondante) situé sur le long d"une plage de Casa. Oui mesdames et messieurs, j'ai encore vu la mer (mais j'ai pas dansé avec elle, ni défié la mort)! Il y a des kilomètres de plage ici, mais il fait un peu trop froid (15 en PM) pour s'y baigner. Nous décidons alors d'aller faire une visite express de la ville. Salam, chauffeur de petit taxi (parce qu'il y en a des grands), est notre guide pour la journée. Nous partons alors à l'exploration de la ville. Ha oui, on parle arabe et français ici.

Premier arrêt : la vieille médina (ville). Ici se trouve un grand marché où il est possible de faire ses emplettes. Comptoirs vendant des olives, huiles, fruits frais, pain, des épices, des noix, figues, dates et même des steaks de chameau! Délicieux les olives ainsi que les clémentines (pas pour rien qu'ils sont chers chez nous les clémentines Maroc)! Ayant marché pas mal, nous décidons d'arrêter dans un café du coin pour y prendre le thé et goûter à un pain acheté en chemin. Au Maroc, et à plusieurs endroits en Afrique, le thé est est servi d'une manière très spéciale. Thé vert, menthe et sucre sont mis dans une théière avec de l'eau bouillante. On le verse dans un verre (et non une tasse) et on le reverse dans la théière. Au premier service, il est corsé, au deuxième, il a un bon goût de menthe, et au troisième, il est sucré comme un bonbon! Verser le thé est un art ici. Plus on le verse de haut, sans en perdre une goute, plus il sera bon!

Deuxième arrêt : la nouvelle médina, la caspa, le quartier des Habbous ou le marché artisanal.
À la nouvelle médina, on trouve toute sorte de trésors d'artisanat marocains! Des théière, des robes brodées, des bijoux, de la potterie, des tapis (volants), des luthes et des tamis à lumière superbes! Nous avons même eu la chance d'assister à des enchères de rue populaires, où les gens vendent aussi bien des tapis que des lecteurs DVD. N'ayant pas trop de dirhams (1CAD = 7DH), je me suis retenu de faire rouler l'économie marocaine.

Troisième arrêt : la mosquée Hassan II
C'est une IMMENSE mosquée située sur le bord de la mer... magnifique! Une bonne partie de population de l'Afrique est musulmane.

Pour couronner la soirée, nous avons été au restaurant Le Basmane, où nous avons pu savourer une tajine, plat traditionnel, et assister à un spectacle de baladi. Le lendemain, une petite balade à la plage, où les marocains y pratiquent le football (soccer) de plage, un peu de magasinage pour les dames et hop! nous voilà dans l'avion pour Niamey!

Niamey, Niger, le 23 février 2005
4h30 : aéroport de Niamey, 30 degrés Celcius, état encore plus comateux! Je retontis dans la voiture de l'ONG (Organisation Non-Gouvernementale) après avoir serré la main aux gens qui nous accueillaient. Il faisait trop noir pour voir quoi que ce soit... 30 minutes plus tard, on me débarque à ma future demeure, une petite maison nigérienne, que Sara, autre carrefouriste sympa, partage avec moi. Douche, petite sieste jusqu'à midi, et me voilà reparti en ville vers l'endroit où je travaillerai les prochains mois.

Niamey, capitale du Niger ou grand village
Il y a du sable PARTOUT, il y a des déchets partout, c'est vraiment la pauvreté qui frappe en premier... ensuite, la chaleur, qui est plus vraie que dans les livres ou dans ce qu'on raconte! Il fait VRAIMENT 40 degrés Celcius à l'ombre l'après-midi! Il y a des nigériens partout dans la rue! La chaleur n'a pas l'air de les incommoder, mais plutôt l'air sec... j'ai du boire 3 litres d'eau en 3 heures!

ONPHDB (Organisation Nigérienne pour la Promotion de l'Hydraulique et du Développement à la Base)
Pas besoin de vous dire que les nigériens aiment les acronymes! C'est là que je vais au "service" (travail). Les membres m'ont chaleureusement accueilli (il faisait très chaud!) à mon arrivée. On m'a présenté un peu l'ONG et ses membres, les bureaux.

La bouffe
On m'a dit qu'une spécialité de l'Afrique de l'Ouest est dans leur recette de brochettes. Ça ne me dérange pas ben gros ça!!! Quelques brochettes, une frite et une bière Niger bien froide me satisfait amplement! Sinon, la bouffe n'a rien d'extraordinaire si on la compare à la cuisine thaï... Je me ravitaille dans les deux marchés de la ville (un grand et un petit), ainsi que dans les supermarchés où c'est plus dispendieux.

Taxi
Les premières expériences en taxi n'ont pas le choix d'être choc ici! On voulait aller au Grand Hotel (très connu en ville), donc on embarque dans le premier taxi qu'on voit... il semblait savoir où il allait jusqu'à ce qu'il arrête en plein milieu de la rue pour demander des directions... 5 minutes plus tard, un autre chauffeur venu de nulle part embarque et prend le volant... après avoir tournoyé un peu dans la ville et demandé des indications, on trouve finalement la place! 200 francs CFA la course (1 CAD ~= 400 CFA), pas cher!

Aujourd'hui, il y a eu une tempête de sable (on dit la neige du Niger), donc il fait plus frais, mais il y a de la poussière et du sable dans l'air. J'ai fait un tour de la ville, le musée national...

Dans les jours qui suivent : piscine chez une amie, pyrogue sur le fleuve Niger, aux giraffes et en brousse dans les villages autour de la capitale!

Au plaisir,

Ray
PS pour les photos, j'essayerai... mais je ne garantis rien à cause de la vitesse médiocre de la connexion ici...

dimanche, février 20, 2005

Et c'est un départ 2.0

Hola!

Je vous invite à continuer à visiter mon petit blogue de voyage si vous voulez suivre mes prochaines aventures qui me meneront à Casablanca, au Maroc, et finalement à Niamey, au Niger, où je séjournerai 4 mois. Pendant 2 mois suivant le Niger, j'entamerai une traversée de l'Afrique de l'Ouest sur terre en passant par le Burkina Faso et le Mali pour me rendre au Sénégal... Un peu prétentieux? Peut-être... on verra si je suis capable et si je suis game d'ici là!

Je vous invite aussi à me donner de vos nouvelles du Québec, ou de n'importe où que vous soyez. Nul besoin de vous dire comment j'me sens en ce moment... état de capoutsing total, en bon français. Envoyez-moi votre adresse à la maison si vous voulez recevoir une carte postale du Niger!

Pour l'instant, avant mon départ qui est dans moins de 3 heures, je dois régler un gros casse-tête... rentrer mon stock pour 6 mois dans un packsak de 60 litres... à voir ici...

J'embrasse ma grande famille au complet, tous mes amigas & amigos et surtout ma Mimi préférée!

Ray
PS Je fais un testing 1-2 avec un album en ligne... essayez de cliquer sur le titre de cet article pour voir l'album avec les dernières photos d'Asie!

De chicago en chicago

Le désormais duo des deux couillons en cavale se termine à Koh Tao d'ici quelques jours. Depuis Koh Chang nous avons suivi le même tracé que Ray séjournant pendant 2 jours sur la trop célèbre Kao San Road, question de faire provision de t-shirt et de brochettes en tout genre.

Bang Saphan: Cette petite ville côtière au sud-ouest de Bangkok cache bien ses atouts. C'est à cet endroit que nous avons découvert le marché le plus réjouissant pour nos papilles gustatives. Un véritable buffet où il est possible de manger un festin pour 2 ou 3 dollars. Les balades que nous avons pu faire sur notre super Tiger (moto vintage des années 80) furent vraiment mémorables découvrant des villages de pêcheurs où nous étions les seuls Farang (homme blanc au long nez qui n'enlève pas ses souliers dans la maison) venus déranger la vie quotidienne et flanant sur les kilomètres de plages de sable blanc à l'ombre des cocotiers. Nous avons séjourné dans la guesthouse d'un couple français très sympathique qui ont d'ailleurs pu fournir à Pete un itinéraire de rêve en Malaisie.

Koh Tao: De là nous avons pu nous rendre à Koh Tao, île au sud de la dernière ville, connue comme le paradis des plongeurs. De ce fait elle attire une faune de touristes dont nous aurions pu nous passer. Nous allons tenter aujourd'hui ou demain notre chance avec palmes et tuba pour vérifier si les belles paroles sont véridiques.

Le 23 février retour au bercail pour moi. Pas fâcher de quitter Koh Tao mais triste de quitter la Thaïlande.

It's picture time:
Le pont du Rama à Bangkok
Le fameux bucket du Treehouse
Ice cold coconut
L'oeuvre d'art de Ray qui nous a permis de manger du "duck" et non du "dog"
Trouver Pete sur Kao San
Coucher de soleil sur Koh Chang
Jolie paysage à Bang Saphan
Bateau de pêcheur à Bang Saphan
Le duo satisfait sur une plage (trouvez la coupe de cheveux de qualité dans la photo)
Pete le kid et son nouvel ami
Superbe temple au sommet d'une coline à bang Saphan
Vue de la même coline

jeudi, février 17, 2005

Le terminal 2, avec Ray Hanks

Synopsis
Un canadien chinois asiatique montréalais du Québec tente de retrouver son pays natal (le Canada), après un voyage éprouvant en Asie du Sud-Est. Cependant, plusieurs obstacles lui empêcheront d'atteindre ce but ultime :
  • 3h d'attente à l'aéroport de Bangkok
  • 7h de vol entre Bangkok et Tokyo
  • 5h d'attente dans l'aéroport de Tokyo
  • 13h de vol entre Tokyo et Chicago
  • Écouter The Motorcycle Diaries en espagnol, sous-titré en japonais
  • 10h d'attente à l'aéroport de Chicago
  • Les bancs d'aéroports qui ne permettent pas une nuit de sommeil réparatrice
  • La voix d'intercom qui annonce les multiples délais concernant son vol
  • Congeler comme un ti-pois sans manteau
  • Les fast-food, la gastronomie aéroporienne de Chicago
  • Après avoir dégusté les fast-food, il invente le concept du multi-chicago (chicago : bouette intestinale)
  • 2h de vol entre Chicago de Montréal
  • Ne pas retrouver son packsac dans le caroussel parce qu'ils l'ont envoyé dans un vol plus tôt
  • Cogner assez de clous pour construire une cabane en bambou
Finalement, après 40h de séjour dans les aéroports, il réussira à franchir la frontière de la zone internationale pour retourner au bercail. Et comme tout bon film de Steven Spielberg, il retrouvera les bras accueillants de sa dulcinée à son retour.

FIN

Alone in Bangkok

Bon. Après un séjour passionnant aux aéroports, j'arrive sain et sauf pour vous rapporter mes dernières aventures en Asie. Je dois avouer avoir versé quelques larmes en repensant aux dernières semaines passées en compagnie de ces deux là! Les trois couillons en cavale... recette magique qui marche à tout coup pour de belles aventures cocasses! Ça restera gravé à jamais dans ma mémoire!

Comme Pete & Polo (nommons P&P ou P2) n'étaient qu'à la moitié de leur périples en Asie, le 10 février sera marqué comme date historique de la première séparation du trio 304 à Koh Chang. La deuxième séparation sera dans le 24 février, lorsque Pete entreprendra son voyage en solo vers l'Indonésie, le plus grand archipel du monde aux milles îles, ou en Malaisie, pour visiter la fameuse ville de Singapour.

Je vous invite à leur souhaiter avec moi, une bonne continuation dans leur voyage en Asie!

Longue vie au trio 304! Wouh!

Bangkok
Mon court séjour à Bangkok en solo ne m'aura pas laissé la chance de vivre l'expérience complète. Cependant, j'aurai pu visiter quelques endroits intéressants avant mon départ.

Khao San Road est l'allée des backpackers à Bangkok. La plupart des voyages en Thaïlande débutent ici. On l'appelle même Gateway of south-east Asia. C'est un véritable pêle-mêle de voyageurs de tout genre, représentatif de l'explosion du tourisme des farangs (occidentaux).

Le Chinatown de Bangkok est, sans exagérer, 10 fois plus grand que celui de Montréal. Bon, chaque ville en possède un, mais je n'ai pas eu le choix d'y jeter un coup d'oeil en tant que chinois! J'y ai rencontré un chinois de Chine (un vrai!) qui m'a amené visiter la place, en s'arrêtant de temps à autre dans des comptoirs de rue pour y déguster des mets dont moi-même n'arrivais pas à décrire! Une belle chance pour pratiquer mon cantonais rouillé et pauvre.

Chatuchak Weekend Market (lien ici) est le roi des marchés à Bangkok. Minuscules allées abritant d'innombrables petites boutiques allant d'animalerie, vêtements, cossins (très approprié comme terme) en passant par des meubles en bois massif aux foires alimentaires interminables. La température ambiante est d'environ 30 degrés Celcius, 35 avec le facteur soleil, 40 avec le facteur densité humaine. Avec un peu de détermination et de marchandage, on arrive à y dénicher a peu près tout ce qu'on désire et ce que nos pairs désirent et ce, à prix dérisoires! Le Père Noël doit se ravitailler ici! Un problème persiste : on ne peut pas tout ramener ces cadeaux à la maison... Je me contente alors de quelques t-shirts griffés (copies bien sûr) et petits souvenirs insolites...

J'ai remarqué qu'en seulement deux jours de voyage solo, comment il est facile de se perdre et de s'immerser dans la foule dense, en plus que je suis asiatique. Même que des touristes m'ont approché à plusieurs reprise pour me demander des directions dans l'autobus! En ville, l'autobus est le moyen de transport en commun préféré par les citadins. L'utiliser consiste en une aventure incroyable en soi, surtout quand on ne sait pas où débarquer!

Suivez mes prochaines aventures qui me mèneront à Casablanca, au Maroc, pour finalement atterrir à Niamey, au Niger.

Au plaisir,

Ray
PS. Les photos seront dans un article qui paraîtra prochainement

jeudi, février 10, 2005

Les trois bourlingueurs, suite et fin

C'est à Koh Chang, superbe île au Sud Est de la thaïlande que prennent fin les aventures des trois bourlingueurs. En effet, Ray quitte le pays du sourire pour la neige de chez nous demain matin. Il serait faux de dire que ce n'est pas sans une certaine tristesse de ma part.

Que d'images me resteront en tête de ces aventures: les road trip à moto, les red curry dans un noddle shop perdu au coin d'une rue, les Beer Chang, Beer Sing, Beer Lao, Angkor Beer et cie dans un sympathique bar avec des voyageurs de tous les coins du monde, les interminables "balades" en bus d'une ville à l'autre (agrémentés bien sur des 132456 cognages de clou de Ray, je les ai comptés), la descente du Mekong, le Trekking, les temples Angkor...

Et pour conclure cette belle épopée, les plages de Koh Chang. Ces derniers jours nous ont permis de relaxer suite à la course folle qui a débuté à Pakse au Laos, jusqu'à Siem Reap au Cambodge et qui se termine ici. Je dois admettre que la définition du mot "chill" s'applique bien à la vie sur Koh Chang. Réveil le matin dans nos huttes d'un confort primitif à deux pas de la plage, déjeuner sur une terrasse sur pilotis au dessus de l'eau, détente sur la plage sous les cocotiers, baignade dans les eaux turquoises, dégustation d'un poulet rôti à la Thaï (un délice je vous jure), promenade ici et là à travers l'île, dégustation de poisson grillé accompagné d'un shake bien froid ou d'une noix de coco avec une paille, puis le Treehouse pour conclure la soirée.

Le Treehouse: pour s'y rendre, la moto ou les sangtaew (camionnette taxi) à travers le relief montagneux de l'île. Un sentier à travers divers bungalow nous permet d'atteindre cet endroit de détente privilégié. Une énorme terrasse sur le bord de Mer sur laquelle sont dispersés des tables basses, coussins et hamak. Au son d'une musique vraiment bien choisie (de Buddha bar en passant par Johnny Cash et Pink Floyd) on peut siroter une Beer Sing, se gâter d'un sauté, d'une soupe ou d'un curry ou mieux, y aller carrément pour le Bucket. Le bucket se définit comme suit : 1 bouteille de Red Bull + 1 bouteille de Coke + 1 bouteille de Sang Som (Rhum Thaï douteux) + glaces + pailles dans une chaudière ou "bucket". Après quelques unes de ces chaudiérées magiques, il se peut que l'un de vos confrères disparaissent et que vous tardiez à le retrouver. Pour ne citer personne en particulier, c'est ainsi que Pete disparut lors d'une de ces soirées. Je ne vous cacherai pas la rigolade et la surprise qui ont accompagné la découverte de sa personne sur le balcon, (balcon est un grand mot, disons sur l'espace réservé à poser ses souliers avant d'entrer dans un bungalow) bien recroquevillé pour occuper les 0.5 mètres carrés qui s'offraient à lui dans une sieste bien méritée.

Ce soir, dernière soirée des bourlingueurs, ça serait bête de ne pas profiter des bucket au Treehouse pour souhaiter bonne chance à Ray pour la suite de son périple en Afrique!

BONNE CHANCE RAY!

Polo

PS photos à suivre

mercredi, février 02, 2005

Carrefours

Premier carrefour
C'est ainsi que se sépare la communauté du Mekong... Pour le trio du 304, cap vers le sud en direction de Vientiane, capitale du Laos. Pour Max l'italien et Chris l'allemand, c'est une autre journée idyllique à Vang Vieng, où tubing (descente en pneumatique sur la rivière), beerlao et sorties dans les clubs branchés de la place. Après une semaine d'expériences joyeuses partagées avec ce groupe, il faut mentionner que nous avons eu la chance d'aiguiser notre anglais.

Deuxième carrefour
Arrivée à Vientiane : 13h00. Quelle sera notre prochaine destinée? Après longue réflexion et contemplation de nos options, nous optons finalement pour le sud du Laos, où nous voulions voir les fameuses 4000 îles de Si Phan Don et les dauphins d'eau douce. Cependant, les vols pour Siem Reap (au Cambodge) sont limités dûs à la forte demande. Le départ de l'aéroport de Pakse (ville au sud du Laos) est prévu pour 8h00, le 4 février. Nous embarquons donc dans l'autobus de nuit Vientiane-Pakse.

Le temps Thaïlandais/Laossien
Une drôle d'aventure nous attendait dans cette autobus de Sabaidee Tours (traduction : les tours "bonjour"). Quatre laossiens, maîtres à bord du bus flambant neuf (nb. assez grand même pour que le géant Polo se tienne debout!) tournoyaient dans l'autobus à la recherche des passagers! C'est comme ça que ça marche ici les bus! On se croyait dans un bus Vientiane-Vientiane de nuit... Donc si le départ est prévu pour 20h00, prévoyez plutôt 9 ou 10h... :)

Les entrées (appetizers)
Il est à noter que les laos et les thaïs ne comprennent pas la notion "d'entrée". On les commande et ils arrivent toujours au milieu ou à la fin de notre repas. Ils sont tout de même succulents!

Beer garden lao
Notre petite balade nocturne en mobylette (oui nous sommes maintenant des adeptes) à Pakse nous a permis de découvrir ZE place à sortir à Pakse les soirées. Environ 1000 mobylettes (j'exagère un peu) étaient stationnées en face du dit beer garden laossien. Les trois aventureux ne pouvaient pas manquer cette chance de s'imprégner dans le night life des laossiens. Nous entrons dans la grande terrasse, remplie que de laos. Imaginez-vous la face qu'ils font en voyant le trio se diriger vers le fond de la place! Mais ce peuple est loin d'être hostile, il est plutôt curieux. Nous nous assoiyons à notre table assignée, commandons nos beerlaos et attendons un peu... Évidemment un groupe de laossiens nous aborde quelques minutes plus tard. Un s'exclame : "I speak lao, i speak thai, i don't speak enguelishe!" en riant! Tant bien que mal, nous arrivons à l'aide de mimes (merci Karine pour l'entraînement à Cranium) et quelques phrases préfaites dans le Lonely planet, à conclure que c'était un groupe d'universitaires qui apprenaient l'anglais (!), les maths et les autres... on a pas compris... :)
Ha oui, les laos boivent de la bière avec des glaçons ici!!!

Présent (2-3 février)
Nous sommes présentement à Pakse grande ville du sud du Laos. Nous partons à l'exploration des alentours de la ville en mobylette. Surprise! À environ 1-2h de route, nous tombons sur le 2e et dernier site d'héritage mondial du Laos : Vat Phou, un site de temple style Angkorien datant du 13e siècle! L'endroit était rempli d'atmosphère, un calme relaxant et un panorama époustouflant! Quelle chance nous avons de pouvoir vivre l'expérience de ces sites historiques.

1 - Ayuttaya, ancienne capitale de la Thailande
2 - Luang Prabang, ancienne capitale du Laos
3 - Vat Phou (vat = wat = temple)

Notre prochaine destination est Siem Reap, au Cambodge, où nous allons voir un 4e de ces sites. Cependant, celui-ci risque d'être le plus impressionant de tous, de la magnitude des temples mayas, les temples khmers de Angkor!

Au plaisir,

Ray

Section Photo
Blessure en moto (brulure de Pete par le tuyau d'échappement)
Pete, adepte du dirtbiking
Entrée d'une grotte à Vang Vieng
Ferry traversant le Mekong pour nous mener à Champasak (Vat Phou)
Il y a de l'eau dans cave (grotte) !
Paysage asiatique typique
Un petit resto local où nous avons dégusté une bonne soupe repas
Spéléologues en herbe
Vat Phou (1)
Vat Phou (2)

dimanche, janvier 30, 2005

Les autres voyageurs...

Rencontrer des gens sur sur sa route est parfois plus enrichissant que les plus beaux paysages du monde (ceux du laos sont partuculièrement fou).

C'est très particulier de se rendre compte que beaucoup de voyageurs en ce coin de pays partage parfois les mêmes idée...

Par exemple, un irlandais trouvant dégeulasse que beaucoup de gens travaille seulement pour le fric... Et que ce même irlandais n'a pas envie de retourner au pays pour ne pas vivre parmis ce monde....

Ou un couple suisse tripant bin raide sur radiohead et pink floyd....

Un alemand trouvant aberrant ce que la chine fait présentement subir au tibet, sans qu'on puisse y faire quoique ce soit....

C'est très étrange de partager une fraction de sa vie avec des gens qu'on ne reverra probablement jamais. Mais comme mic (mic qu'on surnomme a juste titre "le japonnais") disait, peut etre que c'est mieux de pas revoir c'est amis de passages. L'espèce de magie qui se forme au moment d'une rencontre est unique, dû aux circonstances, a l'endroit, au voyage etc.

Et de toute maniere, même si on ne les revois plus jamais, on oublira jamais les rencontres, et cela, bien plus qu'un paysage......

Vang Vieng, ville "chill"

Content que vous aillez aimé l'anecdote sur les motos... Croyez-moi, on en rit aux larmes au moins quelques minutes par jour quand on y repense. Dommage que je n'aie pas eu ma caméra en main durant le spectacle. C'est clair que ça aurait battu tous les autres vidéos rigolos du net.

Pour les assoiffés des photos
Pit stop dans un village sur la route pour des fruits frais
Nouveaux amis laossiens
Polo et Ray, la revanche avec les motos
L'entrée vers la grotte

mercredi, janvier 26, 2005

Chiang Raï, Chiang Khong, Huay Xai, Pak Bang, et finalement Luang Prabang

Désolé pour le "pas de nouvelles" dans les derniers jours! Nous avons étés pas mal mobiles dernièrement.

Nous sommes partis de Chiang Maï pour Chiang Raï, où nous avons passé un cours séjour d'une nuit. Nous avions des plans grandioses pour visiter les alentours de cette ville, mais nous avons eu quelques pépins cocasses (lecture recommendée pour une rigolade assurée : article sur les mobylettes). Chiang Raï ne m'a pas fasciné autant que les villes précédentes, mais c'est peut-être dû au fait que nous n'avons été que de passage. Par contre, le night market était impressionnant : il y avait une foire alimentaire très variée et très bien organisée, avec des tables très disponibles et un concert de musique thaï. De plus, cette place avait l'air courue par les locaux.

Lendemain matin, départ pour Chiang Khong, ville frontalière entre la Thaïlande et le Laos. À partir de là, nous avons trouvé un radeau nous aidant à traverser la rivière Mekong. Et c'est rendu à Huay Xai, côté Laos, que nous avons rencontré le gars le plus sympa du Laos, qui nous a sodomisé jusqu'au cou...

Un peu déstabilisé par le fait d'entrer dans un nouveau pays, nous débarquons de notre radeau et un bonome laossien nous aborde : "You want to go into Laos? But it's not possible today, the office is closed!". Quel sarcasme... il explique ensuite que c'était une blague et nous prenons alors confiance en lui. Il nous mène à une petite table montée à l'improviste, nous fait déposer nos sacs nous offre des biscuits à manger. Déjà là, notre "spider-sense" était dans le orange... mais le gars avait l'air officiel du moins... il avait tous les formulaires de visas. Prix du visa : 1500 baht (50 US), prix indiqué dans le Lonely planet : 900 baht (30 US). Il nous explique que notre bouquin date de 2003 et que les prix ont changés. Ensuite, il nous propose les billets pour le slow boat, qui mène à Luang Prabang, au prix de 750 baht (580 dans le LP). Là on sentait le plan foireux à plein nez. Il nous disait que nous devions signer tout de suite vu que le bateau serait plein et que devrons attendre une autre journée pour le bateau. Son 2e argument : seulement les laossiens peuvent acheter leur billet au port. Peu confiants, nous avons cédé par peur de perdre une journée en attente. Une fois arrivés à notre guesthouse, nous jasons un peu avec les proprios (qui parlaient très bien français! Laos : ancienne colonie française), et ils nous explique comment nous avons été complètement fourrés de A à Z. Pour le visa, nous avons sauvé quelques marches à monter (les douaniers étaient à quelques pas de la table). Pour le bateau, on avait lu dans le guide qu'il fallait aller au port pour acheter les billets... Ok pour le visa, on ne pouvait pas savoir... mais pour les billets de bateau! GRRR. Le lendemain, je voyais les groupes de touristes se diriger à cette table et je bouillonnais à les voir se faire avoir un par un! Douce revenge : nous avons avertis un groupe de voyageurs de la crosse... espérons qu'ils nous ont cru...

En fin de compte, nous avons retrouvé notre sang froid en embarquant dans le bateau où nous avons rencontré un groupe sympa : des californiens, des norvégiens (parlant français. Oui ouil il y en a en Norvège!), un allemand, un irlandais. Ce voyage de 2 jours et 1 nuit a été écourtée par nos bonnes rigolades et nombreuses Beer Lao consommées à bord!

Nuit à Pak Bang
Pas d'électricité dans toute la ville le soir! Seulement un coté de cette petite ville, vivant des touristes passants en bateau, profite de la lumière le soir, chacun son tour! Le record de la chambre la moins chère a été battue à plate couture : 150 baht à trois (5$ Can)

Luang Prabang
Nous sommes finalement à destination, Luang Prabang, ville faisant partie de l'héritage mondiale, protégée par l'UNESCO. À première vue, c'est une ville ancienne et nouvelle en même temps. Il est facile de prédire qu'elle deviendra une destination touristique qui ne sera pas aussi abordable qu'elle l'est en ce moment, et ce, à quelques années dans le futur.

Petit resto sympa sur le bord du Mékong avec notre groupe nouvellement formé, petite balade dans le magnifique marché de nuit et finalement grosse Beer Lao dans un pub. Cela résume notre première soirée à Luang Prabang.

Soyez des nôtres pour les prochaines aventures des trois bourlingueurs au Laos!

Ray
PS. vive les toilettes style turc

Trois couliasse en moto......

Je ne sais pas si je devrais raconter cette anecdote. Peut etre vous ne voudrez plus jamais êtres nos amis.... Mais bon, étant donné que cette histoire est trop marrante, je dois la raconter!!

Tout commence à Chiang Raï au nord. Depuis cette ville, nous voulions atteindre le village de Mai Suay, en moto. La distance était d'environs 50 km.

Je dois immédiatement dire que moi, j'étais plus ou moins confiant, étant donné que je n'avais jamais conduis de moto, qu'on avait 50 km à parcourir et qu'on avait notre immense pack-sac....

Bref, nous partîmes alors à la recherche de motos à louer à Chiang Raï. Nous trouvâme un endroit au centre ville. Après de dure négotiation avec un thaïlandais à l'anglais fort louche, nous avons conclu un commun accord. Nous avons signé divers papier etc. Nous étions enfin prêt à l'aventure avec un criss de grand A.

Le thaïlandais nous donna clés, casques et moto. Bon, alors voila, c'est au moment d'enfiler nos motos que les pépins sont apparus. Savez vous, cher lecteures, qu'une moto est plus complexe qu'un scooter??? Nous, nous le savons maintenant...

Quand nous avons vu les 3-4 pédales, les divers boutons, le cadrant affichant les vitesses (ouais, ya des vitesses sur ces merdes) on a franchement paniqué. Le thaïlandais, toujours dans son anglais fort louche, tenta de nous expliquer tant bien que mal le fonctionnement de la dite chose.

Moi, je suis le premier à avoir réussi à démarrer la moto. J'ai impressionné mes confrères, mais je dois admettre que j'avais vu un thaïlandais 3 minutes auparavant en plein action de démarrage! Alors, une fois ma moto démarré je commence à chercher le reculons (les motos sont stationné façe au trotoir). Et bien, y'en a pas de reculons sur une moto! C'est alors que j'ai eu l'idée du siècle. Jme suis dit que je pourrais partir de façe pour emprunter le trottoir et retourner vers la rue ensuite. Erreur. Kaliss, c'est donc bin puissant une moto! J'ai a peine toucher au "gaz" et j'ai "jumper" en fou sur le trottoir et j'ai, je vous le jure, failli défoncer un "rack" à carte postale.

Suis-je obligé de vous dire que le thaïlandais à l'anglais louche commenca à paniqué!? Moi, fort de cette manoeuvre très intelligente, disa au thaïlandais "it's ok! it's ok, no problem!". Le thaïlandais regarda alors paul avec une façe qui disait "Es-tu aussi mauvais que ton ami??" . Paul, crampé de ma manoeuvre et confiant en ses moyens leva le deux pouce vers le thaïlandais, lui confirmant "tout est sous controle mon boy".

C'est alors que l'impossible arriva et que paul me ramplaca dans la catégorie "manoeuvre intelligente du siècle". Bref à partir de maintenant il faut nommé paul, "polo l'étoile filante". Il semble que paul a eu plus de difficulté que moi à juger la puissance de la moto... Imméditement après avoir levé les deux pouces et avoir mis en confiance le thaïlandais, il mit plein gaz vers.... d'autre motos stationnés..... Polo l'étoile filante franchit environs 20 mètres, les jambes en l'air (pour s'arreter peut etre) à vive allure sur sa superbe moto de l'année et il fracassa un moto sur le coté!!

Suis-je obligé de vous dire qu'à partir de ce moment, il eut un mouvement de panique autour de nous!! Heureusement, personne de fut blessé. Pour enlever tout risque parcontre, le thaïlandais confisqua les clés à ray. Il n'avais plus envie de voir une troisième "manoeuvre du siècle"!!!.

Enfin, étant donné que les thaïlandais sont de bonnes gens en général, le propriétaire n'était même pas faché contre nous!... Même que celui ci étant crampé bin raide, ce roulant presque par terre! Probablement qu'il va raconter cette histoire à ses enfants et petits enfants......

dimanche, janvier 23, 2005

Le voyage des sens

En voyage, je dirais que les sens sont plus stimulés que d'habitude. En Thaïlande, ils sont carrément saturés, tant bien que mal!

Le goût
Que dire des plats exquis thaïs traditionnels... Selon plus voyageurs rencontrés, nous vivons une expérience culinaire du niveau de la haute gastronomie et ce, toujours à des prix dérisoires (entre 20-60 baht le plat, soit 60 cents à 2 dollars canadien)!

- Le Khantoke, souper traditionnel du nord, constitue en une grosse assiette, remplie de plusieurs plats dans des petis bols, comme pour nous faire gouter à toutes leurs spécialités : salade aux fruits de mer, saucisses Chiang Mai, porc style BBQ, ragoût au cari, riz collant et plus encore...
- Les caris, du moins fort au plus fort, rouge, orange, jaune, vert.
- Les soupes Tum Yum et Tum Kha, avec des légumes et lait de coco.
- Sans oublier les différentes bières locales : Beer Chang, Beer Thaï, Beer Sing (Singha). Il est à noter que "Beer" vient nécessairement AVANT le nom de la bière, sinon les thaïs rient de nous!
- Les différents plats nouilles et riz frits avec un choix de viande (poulet, porc, boeuf-plus rare, fruits de mer, chien - disponible dans les villages plus retirés... et non nous n'avons pas essayé!)
- Le fameux Banana Rotee, une crêpe avec des bananes à l'intérieur, recouverte ensuite d'un coulis au chocolat... la méthode de préparation est très particulière, mais c'est un pur délice!
- Les ananas, si juteux... si sucrés!!!

Ces plats se trouvent soit dans des restaurants, soit dans des petits stands, éparpillés partout dans la ville et dans les marchés. Nul besoin de dire que nous sommes bien nourris à tous les jours. Nous essayons tellement de plats que nous en perdons nos papilles gustatives (tous les plats thaïs sont relativement très épicés)!

L'odorat
Bangkok pue! L'odeur des déchets qui traînent partout dans les rues, le gaz des véhicules au diesel, la poussière dans les grandes artères... notre odorat est assailli de tout bord tout coté!

Nous pouvous toutefois retrouver notre zen en humant nos plats le soir. Le trekking nous a permis de respirer l'air frais des montagnes, de sentir l'odeur sucrée des forêts de bambou.

Le toucher
Pas facile les trekkings dans les montagnes entourant Chiang Maï... mais quoi de mieux qu'un bon massage traditionnel thaï, couvrant chaque muscle possible et impossible du corps... La technique employée est très spéciale, mais ils n'est pas étonnant de voir que ce style de massage est de renommée internationale! Nous avons rencontré un voyageur américain venant que pour ce training.

L'ouïe
4-5h AM : Cocoricoooooo! Que ce soit en ville ou en montagne dans un village, la symphonie des animaux règne sur les ondes! Chiens aboyant, coqs se relançant les chants du matin à des kilomètres à la ronde, cochons grognant, gécko qui dit go go go geko dans la nuit!

Sans oublier la symphonie du traffic aussi... les tuk-tuks, les mobylettes, les voitures, les camions et autobus qui vrombissent dans les rues en fous! Hallucinant!

La vue
La vue est un sens qui aura bien été saturé durant ces dernières semaines, en ville comme en brousse! Les immenses gratte-ciels de Bangkok parsemant l'horizon à 360 degrés, les couleurs riches arborées par les gens et les véhicules, les lumières éclatantes des marchés de nuit, les montagnes et les cours d'eau, la végétation dense, les animaux toujours présents, le ciel toujours bleu!

J'espère que cela vous donne une petite idée de la façon dont nous nous sentons ici!

Ray

samedi, janvier 22, 2005

Le trekking à Chiang Maï

Les trois derniers jours que nous avons passés ici on été consacrés à un intense trekking de 3 jours à travers la jungle avoisinante de Chiang Maï. Pour ce faire, les groupes organisés s'imposent, impossible de faire autrement. Nous sommes donc partis mercredi matin pour 3 jours, 2 nuits, avec 6 autres backpakers; un couple suisse, un couple hollandais et un couple américain de l'Alaska.

La première journée fut sacrifiée pour nous rendre au sommet d'une première montagne pour rejoindre un petit village Lahu, tribu montagnarde de la région. Tout d'abord, la traversée de rivière sur corde à la Fort Boyard, agrémentée d'une solide rigolade pendant le passage de l'américain plus ou moins confiant. Puis la montée, saisissante, on aurait cru traverser les différents écosystèmes équatorials du biodôme, passant de forêts de bamboo à forêts de lataniers parsemés d'arbres immenses. La soirée s'est déroulée au sommet, dans une hutte de bamboo d'où nous avions une vue à couper le souffle sur les sommets avoisinants. Nous avons même eu droit à une très charmante chorale des enfants du village avant le sommeil. À noter que durant notre passage, le village venait tout juste d'acquérir une télévision, et c'était "THE" évènement de l'année!

Après la symphonie des animaux du village (cochons, coqs, poules, chiens) vers 5h du matin, nous sommes repartis à travers la jungle vers un village à un autre sommet, puis nous nous sommes rendus à une chute, suite à une intense descente qui nous a détruit les cuisses, pour prendre une douche comme dans les pub de shampoing... De là nous avons rejoint notre campement pour la nuit d'où nous avons pu patauger et plonger dans une rivière mouvementée. La soirée fut vraiment sympathique et nous avons pu écouter les récits de voyage des couples avec qui nous étions.

La dernière journée a épargné nos jambes. Nous avons pu gambader à dos d'éléphants, qui soit dit en passant n'éprouvaient pas beaucoup de difficulté à traverser les rapides d'une rivière, descendre les rapides en rafting et finalement se laisser glisser sur la rivière sur des radeaux de bamboo. À noter que pour cette dernière partie, j'eu la chance d'être le pilote du navire, et de diriger le radeau a l'aide d'une longue pôle de bamboo. Le radeau avait malheureusement la facheuse habitude de sombrer et nous nous sommes fréquemment retrouvés les fesses à l'eau, sous les rires des autres radeaux qui glissaient gaiement sur la rivière. Suite à mes manoeuvres desespérées pour ramener le radeau dans la bonne direction, un des passager, qui ne semblait pas du tout apprécier la balade, opta pour la route qui longeait la rivière, quittant le radeau en ronchonnant un "I've had enough of this"... Une bonne rigolade avec le guide Thaï a suivi, le guide traitant même le touriste frustré de "Kathoï", insutle suprême signifiant travesti ou un truc du genre.

Bref, ce trekking de 3 jours nous a vraiment comblé, et nous pourrions écrire des pages sur cette aventure. Nous avions une certaine rétiscence face aux groupes organisés mais cette fois-ci, le groupe a largement contribué à enrichir notre expérience. Chose certaine, les aventures de l'américain en Jamaïque, les parties de "Moulin" avec les Suisses, les histoires des Hollandais au Népal et les anecdotes racontées dans un anglais douteux de notre guide Thaï ont contribué à établir une certaine complicité entre les voyageurs, le temps d'un trekking.


Polo

Section Photo
Immenses arbres vus durant le trekking
Ruelle de bars à Chiang Mai
3 potes autour de Beer Thai
Cabane en bamboo où nous avons passé une nuit durant le trekking
Chiang Mai 911
Chien poulet
Une douche dans les chutes
Coucher de soleil catchy, vue de la cabane en bamboo
Les 300 marches menant au wat de Doi Suthep
Pete dégustant un dragonfruit
Polo et Pete a dos d'éléphant
Troupe d'éléphant traversant des rapides
Photo de groupe de l'expédition
Les enfants du village Lahu
Pas facile la montée...
Le night bazaar à Chiang Mai
Rafting sur la rivière Mae Tang
Montée prise 2
Thae Phae Gate
La quatrième chambreuse à notre guesthouse
Un tuk-tuk, comme demandé
Un viking à Chiang Maï
Un village Lahu, en plein milieu des montagnes
Les trois couillons en cavale

lundi, janvier 17, 2005

Chiang Maï, Dimanche, 16 janvier

Nous sommes arrivés à Chiang Maï, après avoir passé une belle nuit de sommeil dans un train couchette entre 22h15 et 8h55.

Chiang Maï est une grande ville, où il y a autant de backpackers que de thaïlandais, ou presque! Les chauffeurs de tuk-tuk semblent avoir un radar ciblés sur les gros packsacks car ils nous spottent à 100km de distance et nous assaillent sans arrêt : tuk-tuk? taxi? guess-how (façon thaï de dire guesthouse)? massah (massage)?

Nous avons été nous promener dans les 1000 marchés de jours et marchés de nuit. Je dirais qu'il y en a presque à l'infini quand on se promenait dans les rues : on en voyait à perte de vue dans les rues la nuit! Les marchés vivent les fins de semaine et marchander est la loi de la rue! On essayera toujours de nous vendre tout au double du prix normal. On aiguise présentement nos talents de marchandage, toujours avec une bonne attitude et un sourire aux lèvres, pour vous ramener quelques souvenirs. :)

Pour terminer la journée de marche à travers la ville, nous avons été souper dans un resto, conseillé par le petit futé, The Gallery. Décoration impressionnante, sur le bord de la rivière Ping, nous avons assisté à une tablée traditionnelle thaï de la région du Nord, le "khantoke", prononcé "Kentucky".

Pour finir la soirée en beauté, nous avons été prendre une bière sur le Roof Top Bar, surplombant le night market du Tae Phae Gate.

Suivez notre prochaine aventure, une activité fort populaire dans la région : le trekking dans les environs de Chiang Maï.

Ray
Anecdote on the side : en revenant à notre guesthouse, le Smile House (fort sympathique), petit badtrip : pu de porte-feuille dans mon sac à dos... je l'avais perdu dans mon pantalon que j'ai oublié dans la chambre... ça a pu tout de même me faire suer quelques minutes! :)
2e anecdote : nous avons très bien dormi dans notre dortoire privé, à côté des coqs qui faisaient une chorale du matin, dans des lits style "molasson". Vive la vie écono!

Section Photo
Un parking en parallèle à Bangkok
Départ de notre guesthouse à Bangkok, le Suk11
La vue d'une gare de skytrain à Bangkok
Des ruines dans le milieu de la ville de Lopburi, la nuit
Chedis à Ayuttaya
Bangkok en dessous du skytrain
Un singe sur la tête d'une statue de Bouddha
Le night bazaar à Chiang Maï
Les trois aventureux dans le bus économique
Pete, dans le sommet de sa forme
Pete et Ray, au bas du chedi
Pete en train couchette
Polo et Ray, à l'entrée du temple de Bouddha, à Ayuttaya
Les rocheuses, vue de l'avion
Temple à Ayuttaya
Vue de l'intérieur du tuk-tuk
Un temple la nuit à Lopburi

samedi, janvier 15, 2005

Les temples, les marchés, les tuk tuk et les singes!

Quelle folle virée pour se rendre à Lopburi, ville intermédiaire sur notre itinéraire pour se rendre à Chiang Mai. La dernière nuit s'est passée à Ayuttaya, ancienne capitale du royaume Siam, dans laquelle nous avons découvert un marché de nuit, un temple de buddha (qui nous a été ouvert grâce à l'arrivée massive de touristes japonais!) et notre initiation aux tuk tuk... moto à trois roues où nous prenons place à l'arrière, comme dans la boîte d'une camionette. Le pilote se gâte allégrement d'une conduite à toute allure en zigzagant entre les autobus, les pots d'échappement étant bien allignés avec nos voies respiratoires!

Aujourd'hui, arrivée à Lopburi, après une folle course en mini-bus, siégant aux côtés d'un "Shaolin Monk" parfaitement impassible aux maneuvres de pilote de formule 1 qu'exécute notre chauffeur. Ici, un ancien temple Khmer siège au beau milieu de la ville, envahi par des singes qui y font la loi... Ces bestioles sont assez surprenantes, se promenant sur les toits des batisses avoisinantes et gambadants sans trop de pression dans les rues et sur les fils électriques.

Les Thaï sont franchement très sympathiques, toujours un sourire franc pour nous accueillir ou nous aider. Nous sommes le point d'attraction dès que nous sortons des sentiers battus! Nul besoin de préciser que mon 6'3" semble contribuer au spectacle des trois touristes perdus, énorme sac sur le dos, se faufilant entre les stands d'un "night market". C'est dingue, nous nous promenons parmi des images que nous avons vu dans les films ou sur des affiches et qui nous sembles irréelles.

Nous prenons ce soir le train à 22h15, pour arriver à Chiang Mai, principale ville du Nord vers 8h00!! Cette ville semble incroyable aux dires du Petit Futé et des voyageurs que nous rencontrons.

Voyez la section photo a la fin de l'article...

Polo

PS C'est certain qu'il fait +3000 dans ce café internet et que le thaïlandais à mes côtés porte un chandail et un manteau tout en geekant gaimant sur un jeu étrange...

Section photos

L'entree d'un marche a Ayuthaya
Polo qui deal avec le chauffeur de tuktuk
Une grande artere a Ayuthaya
Polo et ses nouveaux amis singes
Un temple a Lopburi

jeudi, janvier 13, 2005

1ère impression

C'est complètement capoté! :)

Sérieusement, c'est très dépaysant, comme prévu. Nous avons subi toute sorte de traitement (les détails gore suivent plus bas pour les intéressés) durant le voyage, ainsi qu'à l'arrivée à Bangkok.

Une entrée choc dans la ville : avion retardé d'une heure... arrivée a Bangkok à 1ham. Plus de transports en commun. Heureusement, grâce à mes connexions AZN, nous avons rencontré un type chinois, bien sûr, dans la quarantaine, qui en est à son 20e voyage en Thaïlande. Il a pu nous négocier un prix avec le chauffeur de taxi, en plus de nous mener jusqu'à notre guesthouse. Ce n'a pas été sans péripéties par contre! Située dans une ruelle d'une ruelle, notre guest house a été certainement difficile à trouver, même un pour conducteur de taxi! On s'est retrouvé dans une sombre allée de prostituées... et même leur pimps nous ont donné un coup de main pour nous retrouver! Les thaïlandais sont vraiment sympatiques, ils ne se gênent pas a s'arrêter pour nous aider à nous retrouver dans la mégapole (j'avais de la misère a l'imaginer... mais Bangkok est environ 5 fois Montréal, alors même un gars de la ville comme moi n'avait rien vu avant!). Il y en a même qui le trop dans certains cas, comme un certain chauffeur de tuk tu qui cherchait à nous vendre des visas pour le Laos.

Première journée à Bangkok pas trop reposante!
- Nowhere dans la ville en taxi à essayer de retrouver notre pote chinois de l'avion
- Testing de skytrain, métro : tous plus modernes et pratiques que les moyens de transports à Montréal
- Premier cari : excellent, mais très piquant!
- Flânage dans un centre de magasinage à 10 étages
- Siesta dans le plus grand parc à Bangkok (le papier toilette coute de l'argent dans les parcs.. et c'est même plus cher pour les touristes)
- Petite promenade nocturne dans les rues de Bangkok : la prostitution... pas un mythe...
- Tout ça ayant 12h de décalage horaire dans le corps

Les photos s'en suivront dans les prochains jours...

Ayuthaya, une des anciennes capitales, est notre prochaine destination.

Portez vous bien!

Ray
* Ha oui les détails gore : 2 x vomi dans l'avion, diharée sale dès la première journée...

dimanche, janvier 09, 2005

Album photo

Dû à quelques problèmes techniques, l'album photo ne sera pas disponible durant ce voyage. Mais je posterai tout de même quelques clichés directement dans mes articles, question de vous montrer nos découvertes.

Pour l'instant notre itinéraire est disponible sous le lien suivant :
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Au plaisir,

Ray
bourlingot.no-ip.com

Première halte des bourlingueurs Pete, Polo & Ray : Thaïlande

Le départ est imminent : onze janvier deux mille cinq, huit heure zéro un, sac à dos à l'épaule, bond dans le 747 à l'aéroport PET...

Quelques escales nous nous séparent de la destination, Chicago, Tokyo, pour finalement arriver à Bangkok, la capitale du pays du Siam, ayant subi 24h de vol et une douzaine de fuseaux horaires de différence! Chambre pour trois bookée dans un "Guest House" pour les premiers jours, nommé Sukhumvit 11, proche du skytrain, moyen de transport commode. Arrivée : 2345.

Suivez les aventures du trio des bourlingueurs à partir de ce petit journal de bord pour de belles péripéties en perspective!

Ne vous gênez surtout pas de commenter mes articles. Il me fera un plaisir d'avoir de vos nouvelles!

Au plaisir,

Ray
bourlingot.no-ip.com